le chaabi ,un art musical populaire du maghreb.

le chaabi est un genre musical trés populaire au maghreb et notamment en algerie et au maroc.s' inspirant de la noble musique arabo-andalouse et de la musique berbere,elle est dans son etymologie composée comme la musique du peuple.(d ou l'expression chaabi) une musique donc pas trés savante ,ni compliquée afin de plaire a tous,le chaabi fait partie des couleurs des pays ou on le joue,tout le temps,n'importe ou,dans quelque lieu que ce soit.
le chaabi appartient a touset tous appartiennent au chaabi.
l 'un des precursseurs du chaabi est mustapha nador né le 03 avril 1874 à bouzareah et decedé le 19 mai 1926 à cherchell.
nador a donné d'abord le chant religieux(midh) avant d'introduire le chant typiquement maghrebin dans celui-ci.
c'est aussi en ce debut de siecle que nador rencontre les personnalités musicales d'algerie auprés desquelles il se forme et s'inspire ,nador detestait les chants profanes et les enregistrements fotcemment synthetiques d'une musiqueavant tout traditionnellement enseignée d'homme a homme,sans livres ni codes mais par la paroleet les gestes.c'est dans sa pratique musicale par contre qu'il influenca le chaabi,introduisant quelques instruments moins sacrés et enseignant le maniement des tambourins et instruments a cordes.
mais c'est aussi avec el anka que le chaabi vit le jour tel que'on le connait aujourd'hui.
le chaabi mele les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d'autres venus du classique occidental,on y trouve la derbouka(percussion) le tambourin(tar)le mandole(sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare,munie de 4 cordes double en metal),le violon,le banjo,et le piano.
les joueurs de violon utilisent leurs instruments a la verticale pour leur permettre de repliquer au maitre par certains refrains et ce vocalement.
les chants du chaabi se nourrissent de poesies anciennes du llv et lv siecle ainsi que de textes originaux actuels.
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# Posté le dimanche 30 mars 2008 09:05

el hadj m'hamed el anka

el hadj m'hamed el anka
de son vrai nom ,ait ouarab mohand ouidir,hadj m'hamed el anka naquit le 20 mai 1907 à la casbah d'alger plus precisement au 04 rue tombouctou,au sein d'une famille modeste,originaire de beni djennad(tizi ouzou).
son pere mohammed ben hadj said ,souffrant le jour de sa naissance dut etre suppléé par un parent maternel pour la declaration a l'etat civil .c'est ainsi que naquit un quiproquo au sujet de son nom patronomyque,son oncle se presenta en tant que tel,il dit en arabe ana khalo(je suis son oncle).et c'est de cette maniere que le préposé inscrivit halo .il devint halo mohamed ouidir,sa mere fatma bent boudjemaa l'entourait de toute l'affection qu'une mere pouvait donner,elle etait attentive a son instrction et son education,trois ecoles l'acceuillent successivement de 1912 à 1918(coranique de 1912 à 1914)brahim fetah a la casbah(de 1914 à 1917)et une autre à bouzareah jusqu'en 1918.
quand il quitta l'ecole definitivement pour se consacrer au travail,il n'avait pas soufflé encore sa 11eme bougie,c'est sur recommandation de si said larbi ,un musicien de renom jouant au sein de l'orchestre de mustapha nador que le jeune m'hamed obtenait le privilege d'assister aux fetes animées par ce grand maitre qu'il venerait.c'est ainsi que durant le mois de ramadhan de l'année 1917,le cheikh remarqua la passion du jeune m'hamed et son sens inné pour le rythme et lui permit de tenir le tambourin(tar) au sein de son orchestre.
a partir de cette periode ce fut kehiouidji un demi frere d'el hadj mrizek qui le recoit en qualité de musicien a plein temps au sein de l'orchestre qui animait les ceremonies de henné generalement reservées aux artistes debutants .
aprés le deces de hadj nador a l'aube du 19 mai 1920 à cherchell,ville d'origine de son epouse ou il venait juste de s'installer el anka prit le relais du cheikh dans l'animation des fetes familiales.
l'orchestre etait composé de sidi said larbi(de son vrai nom birou)d'omar bebeo(slimane allane)de mustapha oulid el meddah entre autres.en 1927 il participa aux cours prodigués par le cheikh sidah ould lekhal ,enseignement qu'il suivit avec assiduité jusqu'en 1932.
1928 est une année charniere dans sa vie d'artiste du fait qu'il rencontre le grand public.
il enregistre 27 disques 78t chez columbia son premier editeur et prit part aussi à l'inauguration de la radio ptt d'alger.ces deux evenements vont le propulser au devant de la scene a travers tout le territoire nationalet meme au dela.
le 05 aout 1931 cheikh abderrahmane saidi,venait de s'eteindre,ce grand cheikh disparu,el anka s'est retrouvé seul dans le genre mdih,c'est ainsi que sa popularité favorisée par les moyens modernes ,tel le phonographe et la radio,allait de plus en plus grandissante.
des son retour de la mecque en 1937 ,il reprit ses tournées en algerie et en france et renouvella sa formation musicale en integrant hadj abderrahmane guechoud,kaddour cherchali(abdelkader bouheroua)chabane chaouch à la derbouka et rachid rebahi au tar en remplacement de cheikh hadj mneouar qui creat son propre orchestre.
au lendemain de la seconde guerre mondiale et aprés une periode difficile jugée par certains proches du cheikh,el anka va etre convié à diriger la premiere grande formation de musique populaire de radio alger a peine naissante et succedant a radio ptt,musique populaire qui allait devenir a partir de 1946 (chaabi)grace a la notoriété de son promoteur el anka.
en 1955 il fait son entée au conservatoire municipal d'alger en qualité de professeur chargé d'enseigner le chaabi.ses premiers eleves vont devenir tous cheikhs a leur tour assurant ainsi une releve prospere et forte à l'instar de amar el aachab ,hssen said,rachid souki et autres.....
el hadj m'hamed el anka a bien prit a coeur son art,il a apprit ses textes si courrament qu'il s'en est empreigné ne faisant alors qu'un seul corps dans une symbiose et une harmonie exceptionnelle qui font tout le genie createur de l'artiste en allant jusqu'a personnifier souvent malgré lui le contenu de certaines poesies qu'il a intérprété comme :el hmam,sobhanne allah ya l'tif,el meknassia qui sont assez edifiantes.
la grande innovation apportée par el hadj m'hamed demeure incontestablement la note de fraicheur introduite dans une musique réputée monovocale qui ne repondait pas au gout du jour.son jeu instrumental devint plus petillant,allégé de sa nonchalance,sa maniere de mettre la mélodie au service du verbe etait tout simplement unique.
a titre indicatif el hadj el anka a intérprété prés de 360 poésies (quacaids)et produit environ 130 disques.
aprés colombia ,il réalise avec algeriaphone une dizaine de 78t en 1932 et une autre dizaine avec polyphone.
aprés plus de 50 ans au service de l'art ,el anka animera ses deux dernieres soirées jusqu'a l'aube en 1976 à cherchell pour le mariage du petit fils de son maitre le regretté mustapha nador et en 1977 à el biar chez une famille qui lui etait trés attachée.
il a été rappellé a dieu le 23 novembre 1978 à alger et est entérré au cimetiere d'el kettar.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 10:17

el hadj el hachemi guerrouabi

el hadj el hachemi guerrouabi
né le 06 janvier 1938 à el mouradia (alger)il grandit à belouizdad(ex belcourt) ou deux passions occuperent son temps:le foot ball et la musique ,bon ailier droit il jouera sa derniere saison en 1951.1952 sous les couleurs de la redoute ac,au debut des années 1950 il commencera a s'interréssé a la musique et tout particulierement à el anka,mrizek,hssissen,zerbout et laachab.
au music hall el arbi ,il se distingue en obtenant deux prix ,grace a mahieddine bachtarzi,il rejoint l'opéra d'alger en 1953.1954 ou il chantera magrounet lehouadjeb qui fut un succés total.engagé a l'opéra comme chanteur ,il fera aussi de la comédie et jouera dans plusieures pieces et dans de nombreux sketches dont dahmane la chair et harroun errachid.
aprés l'independance ,il rencontre mahboub bati avec lequel il enrichit ses connaissances ,perfectionne et enregistre des chansonnettes.en 1962 face à l'invasion des chansons occidentales et egyptiennes il fallait trouver une place pour le chaabi auprés des jeunes,guerrouabi introduit des changements sur le genre et avec el barah il aura beaucoup d'impact.
dans ce courant renovateur auquel s'opposerent les conservateurs on trouvera aussi el ankiss et bien entendu le compositeur mahboub bati,toutefois el herraz et youm el djemaa ont la preference de guerrouabi qui excelle d'ailleurs dans le mdih ety les nabawiyates.
il effectue cun pelerinage a la mecque en 1987 ,guerrouabi qui a commencer a s'impregné du mandole à l'age de 9 ans a accumulé un capital immense grace au travail assidu et au contact de nombreux maitres du genre.
toutefois son prestige decoule du fait qu'il a sut apporter sa touche personnelle et broder une variante singuliere sur l'etoffe commune qu'est le chaabi.il n'a jamais céssé en fait meme pendant les moments difficiles de sa carriere d'etre a la hauteur de sa repûtation qui a largement dépassé nos frontieres.
a son actif des centaines de compositions dont des adaptations de poemes du 14 et 15 siecle.
il encourage son fils mustapha a le suivre sur le meme chemin et a chanter en duo avec lui en 1990.
heritier populaire des grands maitres du genre et figure emblematique de toute une generation il renoue avec les textes fievreux et les poesies qui ony fait sa renommée des le debut des années 1950.
la voix suave et legerement eraillée,le réscapé algerois d'une musique qui s'evaporait de plus en plus dans la variété refait au debut des années 1990 un retour eblouissant avec un cd paru chez sonodisc en france.
el hadj el hachemi guerrouabi s'en est allé le lundi 17 juillet 2006 à l'hopital de zeralda.
il restera a jamais dans nos coeurs en tant que grand homme et grand artiste.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 10:55

Modifié le dimanche 30 mars 2008 12:50

boudjemaa el ankiss

boudjemaa el ankiss
né le 17 juin 1927 ,1ere impasse du palmier (bir djebbah casbah)au sein d une famille modeste et nombreuse,mohamed boudjemaaest originaire du village ait arhouna,commune de tigzirt sur mer ,son pére etait coursier et magasinier chez le parfumeur lorenzy.
le jeune mohamed s'inscrit a l'ecole brahim fateh et obtient son certificat d'etudes primaires en 1939 a l'age de 12 ans et commence a travailler chez son oncle hassaine boudjemaa,proprietaire d'une cremerie avant de rejoindre sid ahmed serri un autre melomane au greffe de la cour d'alger.
de 1939 à 1945 mohamed boudjemaa qui reve deja de devenir el ankiss(el anka etait d'ailleurs originaire d'un village voisin)s'essaie a la mandoline puis a la guitare,tout en ecoutant et en enregistrant les grands maitres .
mais il fallut attendre 1957pour qu'il s'initie a l'arabe aidé par son oncle paternel.
grace aux lecons de chouiter et de mohamed kebaili dont la troupe travaillait sous l'egide du ppa à la fin des années 1930,il fera la connaissance d'artistes tel que cheikh said el meddah aussi prestigieux a l'epoque que mustapha nador.
en 1942 l'apprenti qu'il etait executera pour la 1ere fois en public a l'occasion d'un mariage,alla rssoul el hadi seli ya achik
dans une troupe crée en 1945 boudjemaa evolue entre el anka et mrizek les 2 monstres sacrés de l'epoque.
il debute avec un repertoire de mdih comprenant essentiellement les quacidates chouf laayoubek ya rassi,ya rabi, ya lghafel,ya khalek lechia,zaouedna fi hmek,el baz des poetes benmssaib,ben sahla,bentriki,benkhlouf,kaddour el allaoui et driss el amir.
toutefois une part importante du repertoire d'el ankiss fut transmise au debut de la 2 guerre mondiale par cheikh said el meddah son voisin a notre dame d'afrique.
grisé par le succés il se met a faire un travail personnel d'arrangement musical et au milieu des années 1950 il se lance dans la chansonnette,tal el djfa,el kaoui,chilet leyani sont les principaux titres de cette experience qui tourna court du fait que la maison phillips dont le directeur artistique etait boualem titiche lui refuse ses oeuvres,decouragé,il decide de ne plus chanter,casse son mandole et s'engage comme gardien d'un hlm à climat de france .c'est aussi la guerre de liberation qui commence et il ne fut pas epargné car il sera arreté et torturé à 2 reprises par les services specialises de l'armée coloniale en 1957 et en 1960.sa sortie de prison coincide avec une reprise mais pas celui de la chansonnette,djana el intissar dont il est l'auteur des paroles et de la musique evoquant les manifestations du 11 decembre 1961 est un hymne a l'independance.
la jeunesse algerienne explose aprés tant d'année de servitude et recherche le rythme,pour la cibler boudjemaa el ankiss fait appel a mahboub bati et des 1963 la rivalité avec le chaabi dur et pur fait rage car lourd et difficile a comprendre,le duo ressucite la chansonnette.
le marché et les ondes sont envahis par une soixantaine de tubes a succés tel:tchaourou aaliya,rah el ghali,oh ya antiya et autres.
le secret de la reussite ,des mots simples,du rythme,des themes qui traitent de la preoccupation des jeunes.
le creneau sera exploité par des chanteurs plus jeunes tel que ammar ezzahi,guerrouabi,hssen said,et el achab.la chansonnette connaitra son summum en 1970 et amorca son declin en 1980.
grace a l'instruction et au progrés de l'arabisation,le chaabi classique reprend le dessus et el ankiss abondonne la chansonnette et renoue avec le qcid.
son repertoire compte plus de 300 chansons allant du medh,du tadjidf,du djed en passant par la chansonnette.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 12:12

dahmane el harrachi

dahmane el harrachi
né un certain 7 juillet 1926 à fontaine fraiche(el biar)dahmane est originaire d'une famille modeste issue de la porte du desert biskra,il est orienté vers l'ecole coranique des son jeune age par son pere cheikh el amrani muezzin a djamaa el kebir d'alger , a six ans il est scolarisé jusqu'au certificat d'etudes ,il passe la grande partie de son enfance au quartier populaire d'el harrach qui va devenir son nom d'artiste durant toute sa carriere.
dahmane exerca plusieurs metiers dont celui de crdonnier,receveur de tramway,bottier tout en s'initiant au banjo et a la chanson chaabi .nourri a l'ecole de hadj menouar ,larbi el annabi ,cheikh bourahla , khelifa belkacem,dahmane el harrachi embrasse alors la carriere definitivement.il travaille avec un autre maitre du chaabi,cheikh el hasnaoui décédé lui aussi,dans l'enregistrement de certains disques avant de faire partie de l'orchestre de cheikh mohammed mohamedi et hadj menouar.
c'est au debut des années 1950 qu'il signe son apparition dans la chansonnette avec son interpretation de bahdja beida ma thoul en decrivant la beauté de la capitale.
en 1949 dahmane emmigre pour resider a lille puis a marseille avant de s'installer à paris.il frequente les cafés maghrebins pour y chanter l'exil et les souffrances avec des mots simpleset une melodie qui sied au gout des melomanes.son engagement et son attachement aux valeurs culturelles profondes de son peuple sont traduites dans ses chansons.
quelques mois avant sa disparition la television algerienne lui consacre un film saha dahmane realisé par salim ben el kadi qui le revele d'avantage au public.
les algeriens se souviendront a jamais de ce 31 aout 1980 ou un tragique accident survenu sur l'axe routier ain benian-alger mit fin a la carriere de ce virtuose de la musique chaabi.
lui qui a si bien chanté (mazalna hna heyine ou ntouma koultou matou) .
les grands ne meurent jamais.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 12:41